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1907 25 août
Très beau. Baromètre plus ou moins bien. Travaux domestiques. Levé à 2h. Il n'y a plus un nuage au ciel et la lune est pleine. Déjeuner. Partis seulement à 3 1/2h. On a un guide et deux porteurs, mais je vais le premier presque tout le temps. Glacier à 4 1/2. On s'encorde à 5h. J'ai Dubuis, Pascal et Dubath à ma cordée. Lu. Grand pente se fait très rapido ; il y a une caravane devant nous qui a du reste très peu taillé de pas. On est à 7h sur l'arête du Zagengrat (3048). Petit arrêt pour déjeuner puis on suit l'arête par un sentier marqué supérieur ; on ralentit un peu la marche et on s'arrête et souvent à cause de la première cordée qui n'est pas vive : le guide taille quelques marches. A 9h25, on arrive au sommet sans encombre. La vue est de toute beauté et passé à juste titre pour une des plus belles et des plus étendues des Alpes. On reste 1 1/4 au sommet. Dubuis se trouve mal un moment mais ça ne dure pas. Coeur faible. Il n'y a que les rissoles qui me fassent plaisir, ainsi que le vin. Pris 8 photos du panorama à 10 3/4 on se rencontre et on recommance à descendre : en mettant bien les salons dans les marches, on avance sans encombre au Zagengrat, halte à la place du déjeuner, fait quelques pansements. En mettant bien les talons dans les marches, on avance sans encombre au Zagengrat, halte à la place du déjeuner fait quelques pansements. On descend en masse, encordés le grand pierrier, crainte des chutes de pierres, puis à la neige je me décorde et descends magistralement sur les pieds jusqu'au-dessous de mes camarades. Arrêté juste avec une crevasse puis fini le glacier et les moraines à 1h. On laisse le guide et les porteurs retourner à Louèche [Loèche] et nous descendons sur Kandersteg. Descente pénible ; on a tous mal aux pieds. Chope intempestive, puis dîner à l'Hôtel Baer à 4 1/4. On descend en braeck à Frutigen. Beraneck s'amuse à siffler avec un sifflet qu'il n'entend pas pour avertir les piétons. Arrivés à Frutigen à 5 1/2h. Café noir. Train pour Spiez et Berne. Une chope. Train pour Bienne et Neuveville avec Monsieur Dubath du CFF. Remonté péniblement à Lignières. Arrivé à 10 3/4. Madeleine m'a préparé un gentil souper auquel je fais peu d'honneur. Limonade puis couché à 11 1/4.
1907 26 août
Beau. Chaud. Baromètre plus ou moins bien. Travaux domestiques. Levé à 9h1/2. On remet en place la cheminée de la pharmacie. Visites au village. Médicament. Après-midi : partis à 1 1/4 pour avoir avec Madeleine, Edouard et Hélène. Visite chez Paul Robert qui a construit une jolie villa pas encore terminée. Thé. Reparti à 5h-1/4. On fait la moitié de la montée en vélo. Pierres sur la route. En vélo jusqu'à Lignières.